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25.08.2008
Mes sites préférés de marketing et de publicité
Mes sites préférés de marketing et de publicité. Je les partage avec vous et espère que vous poursuivrez la quête bien plus loin. Je les classe essentiellement en deux groupes : les sites en français et ceux en anglais. Il y en plusieurs autres dans mon marque-pages, mais on va se contenter de ceux-là pour le moment. Merci pour votre fidélité et vos mails d’encouragements.
Anglais
http://adage.com Advertising Age, le site de référence de Madison Avenue (Madison Avenue est l’équivalent de Wall Street pour les publicitaires américains). Vous pourrez y retrouver l’excellent Al RIES, l’inventeur du concept du positionnement que nous utilisons tous aujourd'hui à toutes les sauces (j’y reviendrai, il mérite tout de même un post)
www.brandrepublic.com Référence britannique en terme de média, marketing et de communication globale, très pointu et complet.
www.adcracker.com propose du contenu global et intéressant en terme de stratégie, de planning et de créations. Plus des dizaines de spots internationaux à visionner, je vous recommande les superbes campagnes d’Ogilvy pour les produits de beauté Dove et la célèbre BRRRR pour Coca-Cola.
Français
www.strategies.fr Le site du magazine Stratégies. Le magazine en lui-même est une mine d’or pour toute la profession (malheureusement pas vendu à Abidjan, autant que je sache). Je profite de l’abonnement de mon agence. Quant au site, il est assez riche mais encore une fois, tenir le magazine entre les mains est encore mieux. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais la relation au papier glacé des magazines est quasi-charnelle.
http://aacc.fr Le site de l’Association française des Agences Conseil en Communication. Utile pour connaître les fondamentaux et les acteurs de la profession. Je l’ai beaucoup utilisé quand j’étais étudiant. Je le connais dans tous ses coins et recoins. Je peux l’avouer aujourd’hui, je l’avais même capturé.
www.ipubci.com Site ivoirien de très bonne qualité conçu par Initiactives de Gilles Gregbo (que je ne connais pas personnellement) et qui est à l’origine du site d’Orange Côte d’Ivoire. Le site propose un répertoire des agences locales, des campagnes (vidéo, presse, affichage…) en cours et beaucoup d’autres infos inédites.
www.cbnews.fr Le site de Christian BLACHAS, icône française de la pub, producteur de l’émission Culture pub et éditeur du magazine éponyme.
17:29 Publié dans Marketing-Publicité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.08.2008
On n'est pas condamnés à l'échec
Voici une chanson des deux chansons qui m’a fait couler des larmes (juste quelques millilitres, faut pas pousser), avec « Dance with my father » de Luther Vandeross. Je suis en général un super zappeur, mais la première fois que j’ai vu ce clip, je suis resté scotché plusieurs minutes après la fin sans pouvoir bouger. Tellement profond pour tous ceux qui savent ce que lutter pour s’en sortir veut dire. Faire tout deux fois plus que les autres, et ne pleurer que des larmes de détermination.
KERY JAMES : BANLIEUSARDS
http://www.rap1pulsif.com/clip.590.kery.james.banlieusard...
Le clip encore plus parlant!
On n'est pas condamné à l'échec, voilà l'chant des combattants
banlieusard et fier de l'être, j'ai écrit l'hymne des battants
ceux qui n'font pas toujours ce qu'on attend d'eux
qui n'disent pas toujours c'que l'on veut entendre d'eux
parce que la vie est un combat
pour ceux d'en haut comme pour ceux d'en bas
si tu n'acceptes pas ça c'est que t'es qu un lâche
ecoute ce morceau, lève toi et marche
c'est 1 pour les miens, arabes et noirs pour la plupart
et pour mes babtous (blanc), prolétaires et banlieusards
le 2, ce sera pour ceux qui rêvent d'une france unifiée
parce qu'à ce jour y'a deux france, qui peut le nier ?
et moi je serai de la 2eme france, celle de l'insécurité
des terroristes potentiels, des assistes
c'est c'qu'ils attendent de nous, mais j'ai d'autres projets qu'ils retiennent ça
je ne suis pas une victime mais un soldat
regarde moi, j'suis noir et fier de l'être
j'manie la langue de molière, j'en maîtrise les lettres
français parce que la france à colonise mes ancêtres
mais mon esprit est libre et mon afrique n'a aucune dette
je suis parti de rien, les pieds entravés
le système ne m'a rien donné, j'ai du le braver
depuis la ligne de départ, ils ont piège ma course
pendant que les keufs me coursaient, eux investissaient en bourse
j'étais sensé échoué, finir écroué
la peau trouée
et si j'en parle la gorge nouée
c'est que j'ai nagé dans des eaux profondes sans bouée
j'ai le ghetto tatoué, dans la peau, j'suis rebel comme ekoué
mais l'espoir ne m'a jamais quitté
en attendant des jours meilleurs, j'ai résisté
et je continue encore
je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts
j'n'attend rien du système, je suis indépendant
j'aspire à être un gagnant donné perdant
parce qu'on vient de la banlieue, c'est vrai, qu'on a grandi, non
les yeux dans les bleus mais des bleus dans les yeux
pourquoi nous dans les ghettos, eux à .....
nous derrière les barreaux, eux au sénat
ils défendent leurs intérêts, éludent nos problèmes
mais une question reste en suspens, qu'a-t-on fait pour nous même ?
qu'a-t-on fait pour protéger les nôtres
des mêmes erreurs que les nôtres ?
regarde c'que deviennent nos petits frères
d'abord c'est l'échec scolaire, l'exclusion donc la colère
la violence et les civières, la prison ou le cimetière
on n'est pas condamnés à l'échec
pour nous c'est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte
par honneur pour ce qu'ont accompli nos parents
on n'peut pas baisser les bras
malgré les déceptions et les dépressions
suite à la pression, que chacun d'entre nous ressent
malgré la répression et les oppressions
les discriminations, puis les arrestations
malgré les provocations, les incarcérations
le manque de compréhension, les peurs et les pulsions
leur désir, de nous maintenir la tête sous l'eau
transcende ma motivation
nourrit mon ambition
il est temps que la 2ème france s'éveille
j'ai envie d'être plus direct, il est temps qu'on fasse de l'oseille (argent)
c'que la france ne nous donne pas on va lui prendre
j'veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre
si on est livré à nous même, le combat faut qu'on le livre nous même
il ne suffit pas de chanter, « regarde comme il nous malmène »
il faut que tu apprennes, que tu comprennes et que t'entreprennes
avant de crier « c'est pas la peine ! quoi qu'il advienne, le système nous freine ! »
a toi de voir ! t'es un lâche ou un soldat ?
brandis l'épée du courage, entreprends et bats toi !
banlieusard et fier de l'être
on n'est pas condamné à l'échec diplômés, éclairés ou paumés
en 4x4 en tromé (metro), gentils ou chantmé (mechant)
la banlieue a trop chômé, je sais c'que la france promet
mais que c'est un crime contre notre avenir que la france commet
c'est pour les discriminés, souvent incriminées
les innocents, qu'ils traînent comme de vrais criminels
on a l'image des prédateurs, mais on est que des proies
capables mais coupables et exclus de l'emploie
si j'rugis comme un lion c'est qu'j'compte pas m'laisser faire
j'suis pas un mendiant, j'suis venu prendre c'qu'ils m'ont promis hier
même s'il me faut 2 fois plus de courage, 2 fois plus de rage
car y'a 2 fois plus d'obstacles et 2 fois moins d'avantage
et alors ?! ma victoire aura 2 fois plus de goût
avant d'pouvoir la savourer, j'prendrai 2 fois plus de coups
les pièges sont nombreux, il faut qu'j'sois 2 fois plus attentif
2 fois plus qualifié et 2 fois plus motivé
si t'aimes pleurer sur ton sort, reste pas à côté d'moi
j'te l répète, je n'suis pas une victime et un soldat
banlieusard et fier de l'être
on n'est pas condamné à l'échec !
on est condamné à réussir
a franchir les barrières, construire des carrières
regarde c'qu'ont accompli nos parents
c'qu'ils ont subi pour qu'on accède à l'éducation
ou serai t-on sans leurs sacrifices ?
comme mahmoud pour thays.....
bien sur que me travail a du mérite
o combien j'admire nos pères
manutentionnaire mais fiers
si on gâche tout est le respect ?
si on échoué ou est le progrès ?
chaque fils d'immigré é est en mission
chaque fils de pauvres doit avoir de l'ambition
tu peux pas laisser, s'évaporer tes rêves en fumée
dans un hall enfumé
a fumer des substances qui brisent ta volonté
anesthésient tes désir et noient tes capacités
on vaut mieux que ça !
rien n'arrête pas un banlieusard qui se bat
on est jeunes, forts et nos sœurs sont belles
immense est le talent qu'elles portent en elle
ce texte je vous le devais
même si j'l'écris le cœur serré
et si tu pleures, pleure des larmes de détermination
car ceci n'est pas une plainte, c'est une révolution !
vois tu des faibles ici ?
je ne vois que des hommes qui portent le glaive ici
banlieusards et fiers de l etre
on est pas condamnes a l echec !
19:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.08.2008
Blogui-rédactionnels
Je propose ce post trouvé sur cawa.fr en réponse à une requête sur la promotion de notre plate- forme. A mon sens, les blogui-redactionnels sont un premier pas avant toute publicité classique. On y travaille et nous vous proposerons incessamment notre stratégie et notre plan d’actions. Merci
Auteur : Benoit Tabaka - http://tabaka.blogspot.com
Et si on encadrait le blogui-rédactionnel (ou publi-rédactionnel appliqué aux blogs) ?
Un petit blog sur le e-commerce (12/8/2008) : Nulle volonté de ma part de vouloir encadrer l'internet. Mais plutôt de continuer à dérouler le nouveau cadre juridique tel qu'il est issu de la Loi de modernisation de l'économie (LME). Il s'agit de s'arrêter sur une disposition insérée par l'article 84 de la loi au sein de l'article L. 121-1-1 du Code de la consommation.
Pour mémoire, suite à la transposition de la directive du 11 mai 2005, la France a fait disparaître de son cadre juridique le concept de "publicité mensongère" pour le remplacer par la notion de "pratique commerciale déloyale" (PCD). L'article L. 120-1 indique que sont notamment des PCD, les "pratiques commerciales trompeuses" (PCT) dont certaines sont désignées à l'article L. 121-1-1 du Code de la consommation.
Cet article prévoit qu'est présumée être une PCT la pratique suivante :
11° D'utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d'un produit ou d'un service alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l'indiquer clairement dans le contenu ou à l'aide d'images ou de sons clairement identifiables par le consommateur
Première question qu'il faut se poser : cet article est-il applicable à l'internet ? La réponse est simple et rapide : oui. L'internet est un média comme un autre. Le cadre juridique applicable "aux médias" l'est aussi. Sans doute, pour une meilleure rigueur juridique, il aurait fallu faire référence aux concepts existants des communications électroniques pour donner un texte clair.
Le texte encadre dorénavant le fameux publi-rédactionnel. Le consommateur devra donc être clairement informé soit dans le contenu, soit sous forme d'images ou de sons qu'il est en train de consulter un contenu financé par un professionnel pour faire la promotion de biens ou de services. Le Code de la consommation reprend déjà un principe fixé par l'article 20 de la LCEN : "Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée."
Ainsi, le publi-rédactionnel est une publicité : il faut donc clairement identifier ce contenu comme une publicité et ne laisser aucun doute quand à la personne pour le compte de laquelle elle est réalisée. La LME renforce cette obligation en pénalisant de facto l'irrespect de ces principes.
Et quid du blogui-rédactionnel ? La solution est la même. Si un professionnel finance des billets sur des blogs pour faire la promotion d'un bien ou d'un service (comme cela a pu être le cas de Voyages-Sncf pour son éco-comparateur), l'auteur du blog devra clairement identifier ce contenu comme ayant été sponsorisé. Cela s'appliquera aussi bien aux contenus fournis par le professionnel qu'aux contenus écrits par le blogueur suite à un financement du professionnel.
Pour éviter les sanctions, la LME a prévu un guide : il devra être mentionné sous forme de texte, image ou son le caractère "publi-rédactionnel" du billet en question. Cela semble plutôt simple. Seulement, le blogueur ne devra pas oublier un aspect de cette publication : les fils RSS. En effet, pour le blogueur, une contrainte supplémentaire existe : il faudra que le caractère publicitaire dudit contenu soit notifié également dans l'ensemble des outils (logiciels, etc.) ou sites reprenant les flux RSS du blog. La solution sera sans doute d'insérer un message écrit, sous forme de disclaimer, en tête du billet pour rappeler son caractère "publicitaire".
10:59 Publié dans Marketing-Publicité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.08.2008
Livre : Une histoire de la publicité
« Tout n’est pas de la publicité - ou bien est-ce que tout est de la publicité ? »
Résumé du livre
Promotion et création. On pourrait faire commencer l'histoire de la publicité en 1630, lorsque le Français Théophraste Renaudot fait paraître ses premières insertions dans La Gazette de France voire en 1786, lorsque, en Angleterre, William Tayler offre ses services comme 'Agent to the Country's Printers, Booksellers, etc.' Cependant, la première apparition de l'expression 'agence de publicité' (advertising agent) remonte très précisément à 1842. Elle est utilisée par un certain Volney B. Palmer qui désigne ainsi la société qu'il crée à Philadelphie, en Pennsylvanie. La plupart des historiens voient là la naissance de la publicité moderne, cette industrie créative qui a su transformer d'innombrables messages commerciaux en autant d'icônes culturelles. Divisé en chapitres chronologiques, cet ouvrage présente de nombreuses campagnes légendaires pour des marques d'hier et d'aujourd' hui. Il fourmille d'anecdotes et de commentaires qui aident à situer la communication dans le contexte de son époque. On y trouve par exemple la photo du dromadaire qui a inspiré l'illustration du paquet de Camel, quelques-unes des premières annonces de Coca-Cola et même les contributions exceptionnelles que des artistes comme Picasso ou Magritte ont données à la publicité.
La critique [evene.fr]
De 1842 à 2006, le bel ouvrage de Stéphane Pincas et Marc Loiseau dresse l’inventaire de quelques-unes des plus belles trouvailles de la publicité. Des premiers pas, quand les projets tenaient plus de l’art à proprement parler que du pur outil commercial, aux campagnes plus ludiques, plus spectaculaires ou carrément provocantes de ces dernières années. Pour résister à la pression de la concurrence et la multiplication de l’offre, la pub a dû rivaliser d’imagination. Pas toujours de bon goût, mais quand des millions sont en jeu, tous les coups ne sont-ils pas permis ?
La jolie plastique de la couverture - une pomme d’amour, métaphore de la grande tentatrice - se répercute au fil des pages. L’ouvrage propose un échantillon significatif de créations qui nourrit un savant historique. Et si l’iconographie se taille la part du lion, au risque de temps à autre de tuer le texte, rien de bien surprenant : dans la pub, le poids des images vaut mieux que de longs discours. D’ailleurs, les auteurs de cette encyclopédie font rarement mine de vouloir théoriser. Tout juste introduisent-ils les chapitres périodiques. Priorité est donnée aux marques, et à l’inventivité des créateurs de pub. Un choix judicieux, finalement, si l’on ne cherche pas à entrer dans le fond du sujet. Parce qu’il faut bien reconnaître qu’‘Une histoire de la publicité’, comme son nom l’indique, ne prétend pas tout montrer. Initiateur du projet, Publicis est ici seul maître à bord. Mais le quatrième groupe de communication mondial a plus d’une affiche à son actif, et quelques perles passées à la postérité. L’éventail proposé par Pincas et Loiseau ne manque ni de saveur ni de diversité. On y découvre une publicité observatrice, certes, mais peut-être moins prescriptive qu’on veut bien le croire... Un pur phénomène commercial - quelques campagnes à tendances caritative ou humanitaire n’y changent rien - qui porte l’empreinte de plus d’un siècle et demi d’histoire.
Les extraits de "Une histoire de la publicité"
Morceau choisi
Une toute petite voix, celle d'un groupe d'experts, le Club de Rome, suggère en 1971 qu'il faudrait stopper la croissance. Sacrilège ! Pourtant, il y a bel et bien surchauffe. le 15 août de la même année, Nixon suspend la convertibilité du dollar. Ironie pour cette époque si pleine d'énergie : en 1973, à la suite de la guerre du Kippour, le premier choc pétrolier fait quadrupler en trois mois le prix du baril de pétrole - qui, à nouveau, [... ]
Les célébrités associées à "Une histoire de la publicité"
Stéphane Pincas
Publicitaire français
Directeur de création pour le groupe de communication Publicis, Stéphane Pincas est l'auteur avec Marc Loiseau d''Une histoire de la publicité', en 2008. Loin de cet univers du marketing et de la communication, il se passionne aussi pour l'art des jardins à la française, sujet auquel il consacre un ouvrage en 1995, intitulé 'Versailles, un jardin à la française'.
Marc Loiseau
Publicitaire français
Pendant plus de dix ans, Marc Loiseau est directeur d'études pour Publicis à Paris, le 4e groupe mondial de communication. A ce poste, il contribue à la fabrication de l'image de grandes marques internationales. Fort de cette expérience, il publie en 2008 avec Stéphane Pincas 'Une histoire de la publicité'.
10:57 Publié dans Marketing-Publicité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2008
Les trois niveaux de compétences et de responsabilité
Dans les disciplines conventionnelles, cette notion est maîtrisée depuis longtemps, personne ne confondrait les travaux d’un technicien et d’un ingénieur, les offres d’emploi et les missions ne présentent pas d’ambiguïté : on sait sans hésiter à quel type de formation va correspondre telle tâche, les zones de recouvrement sont quasiment inexistantes : un technicien supérieur se situe et situe son travail par rapport à l’ingénieur maison qui lui même sait se repérer par rapport à l’ingénieur de recherche.
En communication, comme dans une bonne partie du secteur tertiaire on est encore loin de ce degré de structuration. De nombreuses offres de stage ou d’emploi confondent allègrement les niveaux et telle mission qui pourrait convenir à un titulaire de DUT ou de BTS est proposée à un bac+4 ou un bac+5, lequel, sans trop savoir comment se situer, va l’accepter en regrettant ensuite de perdre son temps et de gaspiller ses compétences (sauf s’il en profite pour glisser l’idée de réaliser un audit en supplément de la mission !).
Les tâches dites d’exécution ne seront pas prises en compte parce que ne correspondant pas au degré où peut s’exercer valablement une fonction de communication. Si une personne "fait de la communication" (entendue comme une pratique des relations humaines associée à l’usage de certaines techniques), ce n’est pas pour autant une professionnelle. Elle utilise des méthodes rationalisées ou intuitives, mais n’en crée pas et ne les place pas au cœur de son activité au contraire du communicant qui est payé pour.
Dans l’exemple des sciences de l’ingénieur, nous avions trois niveaux ; dans la finance aussi (agent de comptabilité, comptable, expert comptable), dans la gestion également (attaché de ressources humaines, directeur adjoint, directeur), etc., c’est pourquoi il nous a semblé opportun d’en retenir trois en communication d'entreprise.
Le niveau "opérationnel"
L’opérationnel est celui qui réalise les missions, les travaux, il connaît les techniques et leur évolution, il dispose d’un savoir faire professionnel reconnu éventuellement attesté par un diplôme ou un niveau de référence clairement identifiable, c’est pourquoi cette appellation a été préférée à celle d’"exécutant" qui dans l’état actuel des hiérarchies ne laisse pas l’autonomie indispensable aux métiers de la communication. Beaucoup d’emplois de communication sont opérationnels, on peut citer en vrac : technicien en PAO (publication assistée par ordinateur), infographiste, créateur de pages Web, journaliste d’entreprise, attaché de relations publiques, etc.
en principe une formation de type bac+2 devrait être suffisante même si une formation complémentaire à bac+3 devient quasiment indispensable pour la suite de la carrière. Naturellement, ces emplois peuvent être occupés par des diplômés de niveau supérieur (essentiellement des bac+4), en particulier s’il existe des opportunités d’évolution du poste vers le haut de telle sorte que l’intéressé puisse continuer de l’occuper à un niveau de responsabilité plus élevé. Beaucoup de structures qui débutent dans la communication créent des emplois de ce niveau "pour voir venir" et si l’intérêt est démontré les font évoluer ensuite. Il est exceptionnel que les postes opérationnels bénéficient du statut de cadre, même si la situation est très contrastée en fonction des branches professionnelles et que des exceptions fassent le bonheur de quelques privilégiés.
Une "difficulté" supplémentaire (mais au fond en est-ce une ?) tient au fait qu’une partie seulement des métiers de la communication relèvent directement du niveau exclusivement opérationnel. Au contraire du secteur secondaire traditionnel où beaucoup de tâches se segmentent facilement en trois niveaux, il n’en est pas ainsi en communication en raison d’effets systémiques liés aux interactions entre fonctions et niveaux de responsabilité.
Le niveau "fonctionnel"
Il procède de l’opérationnel mais ajoute tout un environnement intellectuel aux actions. En d’autres termes, le "fonctionnel" en communication est celui qui non seulement sait exécuter intégralement une tâche pratique mais en connaît également l’ensemble des conditions de production tant techniques que théoriques en la situant dans un environnement conceptuel plus large (à l’image de ce que les ingénieurs appellent le "process", c'est-à-dire l’accompagnement de la tâche). Dans le domaine de l’édition électronique, le fonctionnel connaît non pas un mais la plupart des logiciels du marché, il est capable de les mettre en relation les uns avec les autres et de prévoir leurs évolutions donc de faire des recommandations en matière d’équipements. Il sait aussi poser et résoudre des questions directement communicationnelles sur ce qu’il fait (du genre quel public ?, quels objectifs, quels contenus ?) et de les traduire en forme de choix de mise en page par rapport à la cible ou d’adéquation du style aux objectifs sans mésestimer les principales interactions systémiques entre ces éléments. S’il est bien formé et compétent, il a une conscience "radiale" de la tâche à accomplir, c'est-à-dire qu’à partir d’un objectif à atteindre il possède les compétences concentriques lui permettant de l’atteindre de manière économique et efficace.
Grosso modo, c’est pour ce type de fonctions que sont recrutés tous les jeunes communicants des petits services. Le problème est que leurs employeurs n’en ont pas une claire idée, ce qui ne facilite ni le recrutement ni la gestion des carrières ni l’efficacité. En termes de diplômes, les fonctionnels se trouvent essentiellement parmi les bac+3/bac+4. Le statut de cadre est fréquent mais pas systématique surtout en début de carrière. On peut encore caractériser la différence avec les opérationnels au sens où les fonctionnels ont une culture et une appétence plus grande pour la théorisation, la formalisation et plus généralement l’effort intellectuel fut-il gratuit.
Le niveau "stratégique"
On aura déjà deviné que c’est celui qui correspond au directeur de la communication (considéré comme référence de la profession). Le dircom, à notre sens devrait posséder les compétences des niveaux inférieurs avec en plus la capacité de dégager des finalités et des stratégies de communication intégrant l’ensemble des outils connus ou à développer dans une vision globale articulant le court et le moyen terme voire le long terme lorsque c’est possible. Il est vrai que certains stratèges se vantent de ne rien connaître des techniques de communication ni même de leurs conditions de production : nous ne partageons pas cette attitude car elle est une forme de négation de la perspective systémique si souvent appelée en référence comme base à toute action efficace de communication. Ce niveau stratégique s’accorde assez bien avec des diplômes de niveau bac+5 assortis d’une expérience professionnelle suffisante (même si des bac+4 peuvent également l’atteindre). Le statut de cadre est automatique.
Exemple de structuration
Il est à présent possible d'expliciter une structure type de service de communication : à sa tête on trouve un stratège (dircom) assisté de plusieurs fonctionnels (chargés de com) auxquels sont rattachés des opérationnels (graphistes, infographistes, rédacteurs) et naturellement un secrétariat. S’agissant d’emplois du tertiaire supérieur on a donc une pyramide très aplatie avec beaucoup de cadres (ou faisant fonction de cadres).
Dans la grosse structure, les tâches sont assez nettement séparées même si des zones de recouvrement sont souhaitables (pour des raisons systémiques). Dans la structure moyenne, cohabitent sur cet exemple deux "chargés de com" aux profils différents : un généraliste fonctionnel et opérationnel (sûrement un créatif, du genre "concepteur et éditeur de services internet") et un fonctionnel supervisant deux opérationnels. La petite structure montre le communicant à tout faire qui prend en charge les trois niveaux en attendant (impatiemment !) de recruter un collaborateur.
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